En Grèce archaïque et classique le "moi" n'est ni délimité, ni unifié parce qu'il n'est pas orienté vers le dedans mais vers le dehors où il se réalise dans ses actes et ses œuvres propres mais également dans le reflet du miroir que lui offre ses semblables. Aussi, pour utiliser une terminologie aristotélicienne, il n'a aucune réalité en puissance.
C'est en tout cas ce que déclare Jean-Pierre Vernant.
Plus précisément , comme l’œil ne peut se voir lui-même, le "moi" est extraverti et n'est pas soumis à l'introspection du monde intérieur, car c'est un moi existentiel, une conscience non réfléchie où la notion de "cogito ergo sum" est dénuée de sens.
"Je" existe parce qu'il a des sensations et des volitions physiques et mentales exclusivement tournées vers (ou provenant de) l'extérieur, mais jamais il n'apparaît comme une conscience de soi-même.
Au XVIIe siècle, René Descartes assimila le terme « être » à celui de « pensée ». Ce qu’il ne dit pas, toutefois, c’est que cette pensée n’a jamais été neutre. Elle façonne les identités humaines qui, bientôt, s’opposent et s’affrontent violemment. Bien longtemps après l’auteur du Discours de la méthode, ce blog se propose, dans une perspective eudémoniste, d’analyser, de commenter et de critiquer le potentiel effroyable de l’être pensant — autrement dit, l’ego d’homo sapiens/demens.
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