samedi 28 février 2015

ARISTOTE : RHETORIQUE LIVRE 1 (résumé)



Chapitre 1 

Utilité et rapport de la rhétorique avec la dialectique.

La rhétorique est une branche de la dialectique et de l’étude morale méritant le nom de politique, celle-ci vise ce que tout le monde peut connaître sans le secours d’aucune science. Sa méthode universelle repose sur la démonstration de la preuve : l’induction oratoire (= exemple), le syllogisme oratoire ou enthymème (≠ syllogisme logique). Elle est utile pour la démonstration du vrai et du juste car la science seule ne pourrait convaincre un auditoire sans le secours de lieux communs. Plus exactement la rhétorique doit montrer le probable et écarter ce qui ne l’est pas.

Chapitre 2

Définition

Elle se définit comme ce qui est propre à persuader un auditoire indépendamment de règles applicables à un objet déterminé et ce en s’appuyant sur des faits multiples et divers mis en délibération. C’est un art différent de tous les autres n’imposant aucune croyance en son objet (comme la géométrie à l’égard des grandeurs ou la médecine à l’égard de la santé etc.) et ne comportant pas de solution technique.  Elle est potentiellement dangereuse comme tout ce qui est bon peut être utilisé à mauvais escient.
En matière de preuves, certaines dépendent du discours lui-même (disposition morale de l’orateur propre à inspirer la confiance - ou « ethos » - , dispositions passionnelles de l’auditoire ou « pathos » et le caractère démonstratif du discours énonçant des faits probants).
D'autres n’en dépendent pas : témoins, torture (aveu), contrat etc.
La discussion ne porte pas sur des faits avérés ou connus, c'est-à-dire sur des signes nécessaires, ainsi l'enthymème ne doit pas forcément énoncer les trois propositions du syllogisme pour que la conclusion soit nécessaire. En revanche, s'il fait usage non de signes nécessaires mais de vraisemblances c'est-à-dire de signes réfutables allant du particulier au général ou du général au particulier, alors la conclusion sera également une simple vraisemblance.
Pour persuader un auditoire on peut également faire usage d'exemples de même nature afin d'en tirer une conclusion probable.
La majeure partie des enthymèmes sont tirés de propositions particulières ou singulières propres à chaque genre particulier. La minorité des enthymèmes sont issus de lieux communs à tous les genres.

Chapitre 3 et 4 

les 3 genres de rhétorique (délibératif, judiciaire et démonstratif).et principales propositions du genre délibératif.

La rhétorique à trois genres distincts dont les arguments peuvent accessoirement se croiser pour convaincre un auditoire (juge ou simple assistant) : le délibératif, le judiciaire et le démonstratif.
Le discours délibératif portant sur l'intérêt (les biens) ou le dommage (les maux) possible(s) ou non est relatif à l'avenir, il comprend l'exhortation et la délibération. La délibération s'intéresse uniquement aux 5 faits qui dépendent de nous et en quoi nous pouvons agir  sur eux;

  • les revenus : savoir chez soi et ailleurs quelles sont les recettes et les dépenses de l'Etat leur nature et quantité pour les augmenter ou les supprimer chez soi
  • la guerre : savoir quelles sont ses forces et comment les accroître, connaître celles des voisins, quels sont les alliés et les ennemis réels et potentiels de l'Etat les ressources propres et celles des autres, veiller à faire la paix avec les plus forts et la guerre avec les plus faibles. Examiner l'issue d'un conflit chez soi et ailleurs
  • la paix : idem
  • la défense du pays : connaître le pays et ses défenses pour les renforcer ou les diminuer au besoin
  • l'importation et l'exportation : savoir les ressources à consacrer à l'alimentation quelle importation doit être envisagée, qu'est-ce qui peut être exporté en vue de conclure des conventions et des marchés
  • la législation: savoir combien de sortes de gouvernement existent, leurs avantages et inconvénients, comment ils prennent fin et quelles sont les lois des divers peuples passés et présents
La discours judiciaire portant sur l'injuste et le juste est relatif aux faits possibles ou impossibles dans le passé et comprend l'accusation ou la défense;
Le discours démonstratif portant sur le beau ou le laid moral est relatif aux faits possibles ou impossibles principalement relatifs au présent. Il  et comprend l'éloge ou le blâme.
Chacun de ces genres doit évaluer la grandeur ou la petitesse, l'importance ou l'insignifiance des points soumis à son examen.

Chapitre 5 

Objectif de la délibération

L'exhortation et la dissuasion ont pour but le bonheur (la réussite, l'autosuffisance, les agréments et la sureté, la pleine jouissance de son corps et de ses biens) et ses parties relatives à l'âme comme au corps (descendance prospère, belle vieillesse, santé, beauté, vigueur, taille, aptitudes générales - et au combat en particulier - , la bonne fortune, les vertus) ou ses parties provenant du milieu (noblesse, amis honnêtes, richesses, renommée/considération)
Dans un Etat la noblesse d'une race renommée et prospère doit être d'ancienne lignée. Chez les particuliers (homme ou femme) elle provient d'une naissance légitime issue d'une longue et nombreuse ligné d'illustres aïeux vertueux ayant tous eu de bonnes qualités physiques.
La richesse est principalement dans l'usage des biens et provient de l'abondance assurée en monnaie, terres, biens mobiliers, troupeaux, esclaves etc. dont il appartient au propriétaire d'en jouir de manière libérale (directe) et utile (source de revenus) ou d'en aliéner la propriété par don ou par vente. La richesse est principalement dans l'usage des biens.
La renommée est attachée à la valeur de la personne ou des biens recherchés (estimables) qu'elle possède.
Les honneurs (sacrifices, inscription métriques et non métriques, récompenses, préséances, dons etc.) sont les signes des gens de biens qui accordent des libéralités. Les dons sont des honneurs recherchés par les personnes cupides et les ambitieux.
La qualité principale du corps est la santé (exempt de maladie), les autres de moindre importante: la beauté, la force et une belle taille (grandeur, épaisseur, largeur) ; la valeur agnostique du corps est la réunion de la taille de la force et de l'agilité.
Une belle vieillesse lente et sans souffrance
L'amitié profite à celui qui a un grand nombre d'amis (hommes ordinaires et gens de biens) ;
La bonne fortune porte sur des biens en relation avec la nature (ex beauté) et en relation ou pas avec l'art (ex la santé) dont la cause (indépendante de la raison) est fortuite, ces biens provoquent l'envie.

Chapitre 6

De l’honnête et de l’utile

Comme l'exhortation et la dissuasion sont des discussions sur les moyens utiles  mais non sur les fins qu'ils se donnent et que l'utile est un bien, ainsi le bien en lui-même ou le bien qui génère un autre bien et encore le bien auquel tendent les êtres doués d'intelligence et de sentiments sont des avantages ou ce qui évite un désavantage. Ainsi les choses étant concomitantes ou successives le rejet du mal évite le mal (ou le moindre mal) et l'adoption du bien cause le bien (ou le plus grand bien). Le bien en lui-même l'est vis-à-vis d'un moindre bien ou d'un plus grand mal. Les vertus de l'âme (le courage, la tempérance etc.) sont toujours des biens. Le sont aussi le plaisir, le bonheur, la justice, les vertus corporelles (santé, beauté etc.), la richesse, l'amitié, les honneurs, la puissance de la parole, l'aptitude aux affaires, la mémoire, l'aptitude à apprendre, la sagacité, les sciences et les arts.
C'est par rapport au mal que l'on peut établir tous les autres biens douteux.
Ce qui est mesuré ou a demandé beaucoup de peine ou un coût élevé sont également des biens en tant que fin (aboutissement) mais encore ce qui est recherché, rare, louable, ce qui est préféré par des gens honorables, on préfère les choses possibles (passée, présente et futures) aux choses  impossibles, les choses propres uniques, celles d'une exécution aisée, celles dont se félicite nos amis mais pas nos ennemis et les choses superflues, celles pour lesquelles on est doué ou passionné, celles que les méchants ne pourraient faire. Celles conforme à notre esprit.

 Chapitre 7

Du bien préférable ou du plus utile

Le plus grand bien (ou le préférable) l'est par rapport à celui qui est de moindre grandeur, il réside dans ce qui est rare et préférable (ex l'or), dans ce qui est abondant (ex l'eau), dans ce qui est difficile ou selon facile, dans la vertu, dans ce dont la privation est plus sensible, dont la différence en plus est meilleure (ex: + amis>+richesses) ou dont les effets sont plus beaux ou plus laids, dans les désirs, des connaissances ou des actions meilleures, plus honorables ou plus importantes, dans ce que choisiraient des hommes de science ou de bon sens. L'avantage (ou utilité ?) c'est la conséquence ou la fin attendue (ultérieure ou possible) d'un bien mais aussi l'avantage réside dans la plus grande cause, le plus grand principe ou la plus grande autonomie (indépendance ?) des choses. Dans ce qui est meilleur (superlatif ou comparatif), dans le choix de l’homme meilleur, dans ce qui est plus agréable,  plus beau, de plus longue durée, le mieux assuré, le plus grand plaisir, dans la moindre peine et les maux les plus évités, dans les comportements les plus appropriés, dans le choix de la majorité (abondance) ou de la minorité (rareté), dans le bien le plus noble ou dont le contraire évite la plus grande peine, dans ce qui est extraordinaire, plus difficile, plus rare. Les circonstances, l’âge, les lieux, le temps et les ressources accroissent l’importance des choses. De même ce qui est acquis par soi-même et la plus grande partie d’une grande chose, le plus utile en cas de nécessité (vieillesse, maladie), dans des cas particuliers plutôt que généraux ; le possible face à l’impossible ; la réalité face à l’opinion ; ce que l’on veut vraiment (sans paraître) ; l’utile à plus de fins, et non à moins ; ce qui se fait avec plaisir et moins de peine ; ce qui est visible et non caché ; ce qui est cher comparativement ou absolument.

Chapitre 8

Des divers gouvernements et de leur fin

Variété et fin de chaque type de gouvernement : les diverses sortes obéissent à des considérations d’utilité visant la préservation de l’Etat.

  1.   Démocratie : fonctions attribuées par le sort, sa fin est la liberté ;
  2.   Oligarchie : où l’autorité dépend de la fortune, sa fin est la richesse ;
  3.   Aristocratie : où l’autorité dépend de l’éducation, sa fin est la bonne éducation et les lois ;
  4.   Monarchie : où l’autorité dépend d’une seule personne soit monarque, soit tyran dont la fin est la conservation du pouvoir.
Chaque type de gouvernement a une certaine moralité qui doit être examinée.

Chapitre 9

Vertu et vice ; beau et laid moral ; éloge et blâme

Le but de l’éloge et du blâme sont la vertu c’est-à-dire une chose belle – louée pour soi-même ou bien bonne et agréable -  elle est susceptible de fournir ou conserver des biens et de réaliser de bonnes actions. Elle se décline comme justice, courage, tempérance magnificence, magnanimité, libéralité, mansuétude, bon sens et sagesses et vice ; les plus grandes vertus ont la plus grande utilité.
Excepté les actes de justice punitive infligée, toutes les vertus sont choses belles comme le prix des honneurs, le patriotisme, celles qui profitent à un mort ou à autrui, les bienfaits, les actes dont on a pas à rougir, la victoire, les honneurs, ce qui est commun à une classe, l'abstention de professions grossières. Sont plus beau les actes de gloire, ceux provenant de personne de plus grande valeur, l'altruisme, certains témoignages commémoratif.
Dans l'éloge ou le blâme il faut identifier les qualités réelles (homme prudent/peureux; agressif ou ayant du cœur) et interpréter dans le sens le plus favorable, présenter l'homme loué en de nombreuses occasions comme  agissant de son propre chef mais aussi il faut prendre en considération l'auditoire et ce qu'il considère comme des honneurs, des devoirs, (…)
L'éloge, porte sur les actes ou sur l'homme capable moralement de poser ces actes. Ont une forme commune les louanges (comme éloge) et les délibérations (comme précepte). Dans l'éloge il faut  mettre l'accent sur l'importance, le temps et l'occasion indépendamment du devoir strict ou si la matière manque faire référence à d'autres personnages et des hommes illustres.
L'amplification est ce qui convient le mieux au discours démonstratif, l'exemple à la délibération et l'enthymème au discours judiciaire.

Chapitre 10

De l'accusation et de la défense

Le préjudice est un mal contraire à la loi particulière c'est-à-dire écrite ou à la loi « commune» c'est-à-dire non écrite mais reconnue de tous.
Du point de vue de l'accusation le mobile (cause) du préjudice est vice ou dérèglement; du point de vue de la défense c'est un (des) inconvénient(s) que l'on a voulu éviter. Toujours l'homme agit soit de son propre chef  - par habitude ou par désir irraisonné ou raisonné  -,  soit sous l'influence d'autrui, par hasard ou par nécessité naturelle ou contrainte.

La volonté s'accompagne de raison contrairement à la colère ou à la passion. Par conséquent il y a 7 causes aux actions: le hasard (cause indéterminée sans but certain), la contrainte (se distingue de la passion et du calcul), la nature (poussant à des actes inhérents à son auteur), l'habitude (répétition fréquente), le calcul (recherche d'un bien utile comme fin ou comme moyen), la colère (aboutissant à la vengeance), le désir (action en vue de choses agréable) et la passion. 

Chapitre 11

Des choses agréables

L'agréable produit le plaisir qui est un mouvement soudain et sensible de l'âme, la peine est son contraire. L'agréable tend à un état conforme à la nature ou à des habitudes ou encore à ce qui est exempt de contrainte.
L'agréable est aussi dans le désir passionné irrationnel c'est-à-dire irréfléchi (besoins physiologiques et sensuels) ou rationnel c'est-à-dire réfléchi. Ils suscitent du plaisir. Synthétiquement l'agréable est dans la sensation actuelle, dans le souvenir d'un plaisir passé comme dans l'évitement d'une douleur, et enfin dans l'espérance d'un agrément.

Chapitre 12

De ceux qui font du tort :

le préjudice doit être possible, ignoré, impuni ou encore assorti d’une peine  moindre que le profit autrement dit dont le solde est positif. La puissance de nuire est verbale, dans les affaires, la lutte, par le biais d’une grande fortune ou de serviteurs, de complices de nombreux amis ou au dépend d’eux (préjudiciés ou juge).
Le fauteur peut être quelqu'un ayant souvent échoué, un homme de réputation détestable, un intempérant ou au contraire un tempérant, quelqu'un paraissant commettre plutôt une erreur qu’une injustice, quelqu'un cherchant à combler un manque nécessaire ou superflu
Est  insoupçonnable l’homme de bonne réputation, l’homme débile, l’homme laid et adultérin ou dont la faute est trop évidente pour être vraie ou dont la faute est tellement grave que personne ne penserait s’en prémunir. Insoupçonnable aussi celui qui n’a pas d’amis ou un grand nombre, celui qui agis sans être découvert, celui qui peut dissimuler – cacher, déplacer, vendre – un objet, celui qui influe les jugements ou corrompt les juges.  
Le préjudicié peut être un ami ou un ennemi, une personne toute proche ou lointaine. Il est le propriété des choses qui manquent à d’autres (nécessaires ou superflues) facilement dissimulable, peu encombrante ou vite consommée ou encore dont on a honte de se déclaré préjudicié ; il est aussi la personne sans méfiance, le discret, le faible de caractère, celui n’ayant jamais subit de dommage ou l’inverse ; le sujet de la médisance, celui dont on prétexte un tort personnel ou imputable à son entourage ou à sa lignée ; celui qui n’a rien à gagner dans un jugement ; une personne injuste ou qui a fait, fait ou fera du mal ; l’accusé avec qui on a rompu préalablement ; le préjudicié à qui l’on fera réparation ou dont on espère le pardon.

Chapitre 13

Loi naturelle et loi écrite; de l'équité

Le juste et l'injuste se rapportent aux lois communes conformes à la nature c'est-à-dire reconnues de tout le monde et aux lois particulières écrites ou non écrites. Les actes injustes c'est-à-dire commis en connaissance de cause (prémédités ou passionnels) se commentent tantôt à l'égard d'un individu, tantôt à l'égard de la communauté. L'acte injuste doit être défini car c'est dans la qualification que réside la préméditation. Pour ce qui n'est pas écrit (défini ?) il y en a deux sortes: l'excès de vertu ou l'excès de vice.
L'équitable est le juste indépendamment de la loi écrite, autrement dit ce qui lui a échappé ou ce qui ne peut être défini ou ce qui est écrit mais défini en termes généraux. L'équitable c'est aussi de supporter une injustice, d'accepter le dialogue et l'arbitrage de considérer non pas la loi mais le  législateur, l'esprit des lois plutôt que la lettre, c'est le pardon, le rappel du bien fait, la considération de la personne en générale et non en particulier.
Un accident (non intentionnel et non réfléchi) doit être jugé moins sévèrement qu'une faute (non méchante) et cette dernière moins qu'une injustice (réfléchie et méchante).

Chapitre 14

Sur les causes d'un préjudice plus ou moins grave.

En puissance, la gravité de l'injustice est proportionnelle à la gravité de sa cause. En acte elle est estimée par rapport au dommage. Elle est aussi considérée eu égard au nombre de complices, à la récidive, à la réparation possible ou pas, suffisante ou insuffisante, au fait de rendre un mal pour un bien, d'enfreindre des lois non écrites ou de ne pas pouvoir obtenir justice; à la brutalité, à la préméditation, à l'épouvante des faits, au faux témoignages, au déshonneur.
Le châtiment doit être plus fort si le préjudicié s'est infligé un mal grave ou si l'auteur à provoquer de nouvelles mesures préventives et répressives.

Chapitre 15

Des preuves indépendantes de l'art

Lois
Si la loi écrite, changeante, nous est contraire il ne faut pas l'invoquer en toute occasion mais plutôt invoquer l'exécution de la loi commune (plus honnête) et de l'équité qui sont éternelles, dire que la justice n'est pas une apparence, voir si les textes ne sont pas en contradiction ou équivoques, examiner s'ils sont encore d'application.
Si elle nous est favorable il faut préciser que la formule « juger en conscience » ne peut être contraire à la loi, que ne pas l'appliquer c'est la nier, qu'en tout art il faut respecter les règles et ne pas se dire plus sage qu'elles.

Témoins
Les témoins anciens sont les poètes et autres personnages illustres, ils sont les plus accrédités car incorruptibles, les témoins actuels sont des personnes connues, ils sont impliqués ou pas à la cause, sont du côté du plaideur ou l'inverse. Il faut s’assurer tout témoignage utile favorable ou témoignant de l’équité de la cause (ou l’inverse). Ils attestent uniquement de la moralité des personnes et de l'existence passée ou présente d'un fait lié à l'affaire sans le qualifier. D’eux peuvent se déduire par enthymème des arguments (lieux).
Celui qui n'a pas de témoin doit alléguer les vraisemblances (juger en conscience) ; celui qui en a doit alléguer que les vraisemblances ne sont pas admissibles.

Conventions
Pour en accroître ou décroître leur valeur on les traite comme les témoignages. Si elles plaident en notre faveur on les fortifie car elles sont consenties et la loi - qui est une convention - donne de l’autorité aux accords entre parties. Autrement on désavouerait la loi et rendrait les affaires humaines impossibles.
Si elles plaident pour le contradicteur : invoquer les lois contraires (écrite ou commune), ce qui est le plus juste et honnête car certaines conventions sont frauduleuses ou conclues sous contrainte, des conventions antérieures plus valables, contester son utilité etc.

Torture
Est un témoignage sous contrainte. Si elle nous est favorable invoquer qu’il s’agit du seul témoignage véritable. Dans le cas contraire, il faut plaider contre le principe même de la torture.

Serment
Déférence au serment : invoquer que c’est un acte de piété ;
Non déférence (pas confiance) : invoquer que les hommes se parjurent facilement et qu’il est préférable de ne pas jurer pour être jugé équitablement ;
Acceptation du serment : invoquer que l’on croit en sa bonne foi ;
Le refus du serment : invoquer qu’il est facile pour l’improbe dans un intérêt pécuniaire de combattre un adversaire par le serment, que ce refus est motivé par l’honnêteté et exclue la possibilité de parjure.
La déférence ou la non déférence peuvent se combiner avec l’acceptation ou le refus.
Si l’on a prêté serment contre un serment actuel il faut invoquer qu’il n’y a pas injustice ni parjure suite à une tromperie, une violence ou indépendamment de notre volonté.
Si c’est le cas de l’adversaire : invoquer (amplifier) qu’il détruit la teneur du serment actuel.



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