La spécialisation du
cerveau
En 1861 Paul Broca prouva en auscultant le cerveau d’un patient atteint d’aphasie que son mutisme - seulement interrompu par des borborygmes de son gosier - correspondait à une lésion dans la partie du cortex que nous avons pris l’habitude de nommer aire de Broca ; ainsi pour la première fois il fut évident que l’encéphale ne fonctionne(ait) pas de manière globale mais bien de manière spécialisée par activation de zones aux fonctions cognitives qualifiées, certaines d’entre-elles étant interconnectées.
Le circuit de la
récompense
Depuis lors, avec les techniques modernes d’imagerie
médicales de nombreuses structures neurobiologiques spécialisées ont pu être
identifiées. Parmi elles, Il en est deux
qui nous intéressent particulièrement : le cortex orbitofrontal (COF) et l’amygdale
toutes deux impliquées dans le circuit de récompenses. En amont, les neurones
du COF fonctionnent comme un filtre sélectionnant l’annonce d’une récompense ou
d’une punition à long terme, et en aval l’amygdale identifie à court terme
les stimuli agréables comme désagréables.
Si le COF fonctionne normalement une situation agréable sur le moment mais
ayant des effets secondaires néfastes sera reconsidérée comme expérience à éviter même si l’amygdale s’active
toujours à la mémoire d’un agrément
spontané.
La sensation de plaisir
Néanmoins ce circuit en parallèle semble être subordonné à une troisième influence lorsque les chercheurs établissent un rapport purement
biochimique entre les deux parties du système de récompense. En fait, il faut
savoir que la sensation de plaisir est éprouvée au niveau d’une région intermédiaire entre l’amygdale et le cortex préfrontal où se trouve le
COF. Cette zone s’appelle le Nucleus accumbens (NAc). Si ce NAc est saturé de
dopamine il n’écoutera plus le COF en
privilégiant uniquement les satisfactions immédiates, à l’inverse si le niveau
de dopamine diminue le comportement deviendra raisonnable en privilégiant des
objectifs désirables à long terme selon les ordres du COF.
Vu sous cet angle expérimental, les découvertes scientifiques battent en brèche la philosophe
du bonheur tirée de l’exercice des vertus visant le plus grand des biens, pratique guidée par la seule Raison capable d'influencer valablement l’homme dans ses actes.
Mais rassurez-vous la question de notre déterminisme ou de notre liberté (volonté) est aussi vieille que la pensée humaine et la réponse est encore loin d'être définitive même du point de vue des neurosciences.
Mais rassurez-vous la question de notre déterminisme ou de notre liberté (volonté) est aussi vieille que la pensée humaine et la réponse est encore loin d'être définitive même du point de vue des neurosciences.


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